mercredi 18 août 2010

Le gendarme impartial


La France va mal, ce sont les médias qui le disent, c'est surement vrai...
Devant l'écran où les infos défilent, inlassablement, en temps réel, un gendarme revêt, sans s'affoler, l'habit de lumière. Nouvelle journée, nouvelle nuit, sa vie semble se confondre étrangement à l'actualité. Les cités s'embrasent, les forces ripostent...qui à raison, qui a tort ? les journalistes, évidemment.
Dehors, quelques bien pensants, en mal de mauvaise nostalgie, hurlent aux loups, des enfants nous font coucou avec leurs doigts, même des rappeurs nous dédicacent leur dernier clip.Bienvenue dans ce monde tout beau ou le simple fait de s'opposer vous rend si indépendant.
Dans le miroir, le gendarme rectifie une dernière fois sa coiffure et souffle un bon coup.
Derrière la porte, l'attend cette misère sociale dont certains parlent avec tant de convictions qu'on serait presque persuadé qu'ils aient mis une fois les mains dedans.
La France à peur mais pas lui, ce sont ses chefs qui le confirment.
Quelque soit la couleur, l'origine ou l'odeur, il ira au front sans broncher, impartial comme il a toujours été. Alors, il continuera à rester impassible face à l'insoutenable et quand il reviendra, parfois sali jusque dans son amour propre, il fera bien attention de ne pas réveiller sa petite famille car même loin des caméras, des micros ou des oreilles indiscrètes, il faudra encore contrôler cette sombre force qui ne demande qu'à éclater au moindre prétexte futile.Allez ! Encore une inspiration avant d'ouvrir, soldat de la loi, le peuple t'attend toujours pour le pire. N'est ce pas écrit dans ton destin...?

dimanche 4 avril 2010

Jamais libre

Il est loin, ce jour, où nous avons débarqué sur l'ile paradisiaque.
Découvrir la mort ne sera jamais une futilité.
Oui, j'ai marché, des heures durant, sous le soleil de plomb, à la recherche de nos camarades disparus, avec le ressentiment et cette peur mêlée, à attendre, tremblant dans un fossé, que la nuit passe plus vite.
A l'aube, nous n'avons rien trouvé que désolation et incompréhension...
Puis, il a fallu rentrer, sans rien dire, accepter d'être montré du doigt comme un tueur alors que je n'avais pas tiré un seul coup de feu, ni même levé une main de haine.
Il y a cette citation de Montaigne qui raconte que "L'homme est malmené non  pas tant par les événements  que, surtout, par ce qu'il pense des événements."
Ce que j'ai pensé, personne en a eu à faire, j'avais fais le job que voulais tu de plus ?
Pour me remercier de ma loyauté, l'année d'après j'ai été ajourné pour attitude non militaire, quelle ironie.
Aujourd'hui, pour quelques mots de trop, au retour de ces patrouilles que certains osent encore trouver banales, un camarade est plongé dans le doute.
Nous ne serons jamais libre, peines et peine du Gendarme .
Trahir la confiance ne sera jamais sans conséquence, trahir celle de nos soldats de la république, ça, je ne sais pas s'il y a pire.

vendredi 26 mars 2010

Obligation de réserve

la critique est facile mais elle peut rapporter gros
Obligation de réserve, oblige, je ne m'étendrais pas sur le sujet, même avec prescription (quoique...)
A l'heure ou les chroniqueurs se gaussent de nos travers, qu'une certaine idée de la république se la joue vierge effarouchée, des Hommes nous quittent dans l'indifférence.
Égoïstes, nous sommes devenus, et qui ne dit mot consent.
Je resterais toujours ce bon petit soldat de la loi avec son âme chevaleresque à défendre la veuve et l'orphelin. Cela fera sourire les bien pensants mais est ce vraiment si important ?

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/03/le-commandant-matelly-vir%C3%A9-de-la-gendarmerie.html

vendredi 5 février 2010

pute à frange de la république

Ouvéa, mon amour, tu m'avais manqué...
j'étais encore parti sur un autre chemin qui, forcément, n'aurait mené à rien de plus. Pas envie de revenir à l'essentiel, envie d'authentique.
La langue de bois, quand tu la tournes trop de fois, tu te mets des échardes pleins la gueule et pourquoi ? pour satisfaire ton putain d'égo.
C'est pas parce que j'ai débarqué un jour sur cette ile maudite avec 40 de mes camarades que je dois me sentir investi d'une quelconque mission.
La souvenance n'apporte rien que de la nostalgie et devant il y a quoi ?
Avance mieloup, ose et te sens pas obligé, tout le monde s'en fout de ta compassion.
J'ai les mots qui touchent quand je veux, alors je vais toucher là ou ça fait mal
Ces gars, que l'on a condamné à l'oubli pour raisons d'état, il y en aura d'autres.
Je pense à ceux d'Afgha, à ceux d'Haïti et je souris insolemment
pute à frange de la république, ça fait bien vulgaire, mais en y regardant de plus près, c'est fou comme j'en ai l'odeur...